Balade à la découverte de la Bièvre - Hotel Urban Bivouac Paris 13

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Balade à la découverte de la Bièvre

15 mai 2020

Nous vous proposons dans cet article une balade pédestre le long de la Bièvre, une petite rivière qui coulait dans le quartier et dont nous parlerons plus tard en détail. Certes, la rivière n’existe plus mais lors de cette balade vous pourrez partir à sa découverte. Nous avons dressé cet itinéraire par rapport à une carte de l’ancienne rivière, que nous avons essayé de suivre autant que possible. L’occasion de découvrir les plus beaux endroits des 13ème et 5ème arrondissements.

A propos de la Bièvre

La Bièvre est une rivière d’environ 40 km qui commence à Guyancourt, au sud de Paris (Yvelines 78) et qui se termine dans la Seine. La partie de la Bièvre qui traverse les 13e et 5e arrondissements de Paris a été entièrement recouverte en 1912 et conduit aujourd’hui au réseau d’égouts. La Bièvre tire son nom de « biber« , le mot latin pour « castor ». Le long du cours, des médaillons de bronze ont été placés sur les passerelles par l’architecte Benoît Jullien et l’étude AEP Normand, et montrent où la rivière coulait autrefois.

medaillon bievre

Démarrer la balade

Le point de départ de la randonnée est situé au cœur du parc Kellerman, à l’extrême sud du 13e arrondissement. Malheureusement, il ne semble pas y avoir d’indication sur la Bièvre dans le parc, peut-être aurez vous plus de chance que moi et vous trouverez un médaillon. Pour aller au parc, rendez-vous à la station Porte d’Italie (tramway T3, métro ligne 7) ou à la Poterne des Peupliers (tramway T3)

Le parc est très beau : il y a quelques bassins, des escaliers de pierre. Caché à l’arrière de la zone publique, il y a même des ruches !

Le parc est situé entre le périphérique et le boulevard Kellerman, mais dans le passé, ce quartier appartenait à la ville de Gentilly, tout comme le cimetière qui se trouve à proximité. Paris s’est développé de plus en plus au fil des siècles : c’est pourquoi les parties de Gentilly qui étaient autrefois quatre fois plus grandes qu’aujourd’hui ont été annexées à Paris. Sortez du parc en prenant la rue Max Jacob et rendez-vous à la Poterne des Peupliers, en prenant la rue du même nom. Remonter la rue, qui s’appelle aujourd’hui « rue des Peupliers« , en direction de la place de l’Abbé Hénocque. Vous êtes maintenant au cœur du quartier appelé « Moulin des Prés« .

Moulin des Prés

Le quartier du Moulin des Prés est délimité par les rues de Tolbiac, Brillat-Savarin, le boulevard Kellerman et l’avenue d’Italie. Joli nom, n’est-ce pas ?

Il rappelle le moulin à vent qui fût placé ici, alimenté par la Bièvre.

Un peu d’histoire sur la rivière : il y avait deux débits, l’un dit « vivant » qui décrit le débit dérivé de la rivière qui apportait l’eau aux moulins de Paris et l’autre dit « mort » qui était le cours d’eau d’origine. Mais malgré ces dérivations, la rivière n’a jamais eu un débit fort, car l’inclinaison est très douce.

Aujourd’hui, vous pouvez suivre les deux voies. Le quartier a pris son nom grâce à un moulin à vent situé à cet endroit, depuis le 16ème siècle. Il a été détruit au XIXe siècle. Aujourd’hui, seul un médaillon scellé dans l’allée nous dit qu’il était là.

Histoire de la bièvre

Rues à ne pas manquer

Profitez de l’occasion pour explorer quelques-unes des jolies rues autour de la place de l’Abbé Hénocque. Tout le quartier semble hors du temps. Par exemple, regardez les maisons colorées des rues Dr Leray, Damesme et bien sûr Moulin des Prés. Prenez la rue Henri Pape, située à l’est de la place de l’Abbé Hénocque et continuez jusqu’au croisement de la rue Moulin. À cet endroit, vous verrez un médaillon rappelant le moulin à vent.

Suivez la rue Moulin des Prés sur la gauche jusqu’à la rue de Tolbiac. Descendez cette rue sur la gauche. Ici, nous ne suivons pas exactement la Bièvre : elle coule sous les maisons ! Allons tout droit et cherchons d’autres médaillons, surtout en face de l’église Sainte-Anne, au coin de la rue Bobillot.

Cette église construite dans un style roman-byzantin a été érigée de 1894 à 1912. Elle a été en partie financée par un couple de chocolatiers qui possédait une usine dans le 13e arrondissement. C’est pourquoi la façade a été appelée « façade en chocolat » et les deux tours « Jules et Honorine », selon les noms des généreux donateurs !

Un nouveau médaillon vous indiquera le chemin à prendre : descendre la rue Bobillot, vers le sud. Vous pouvez maintenant choisir de suivre la rue jusqu’à la place de Rungis, puis de revenir vers le nord avec la rue Boussingault et Vergniaud, le long du cours animé du fleuve. Vous pouvez également choisir de suivre la rivière morte le long de la rue Brillat-Savarin. Cette rue longe le cours précis de la rivière, comme vous pouvez en juger en regardant la carte.

Lors de mon test, j’ai choisi de couper la rue de la Colonie. Si vous prenez la même rue, vous rencontrerez de jolis graffitis et des pièces d’architecture surprenantes.

Prenez la rue Vergniaud vers le nord.

Parallèlement à cette rue, il y a une rue appelée Glacière. Autrefois, il y avait des marécages et des étangs formés par la rivière. En hiver, ils gelaient et donnaient de la glace pour l’été. La glace était stockée dans des fosses réfrigérées dans le quartier de Montsouris (actuel 14ème arrondissement).

Dans les deux cas, il faut traverser la rue Tolbiac. Vous êtes maintenant dans le quartier de la Butte aux Cailles.

Le quartier de la Butte aux Cailles

La Butte aux cailles signifie « colline des cailles ». N’est-ce pas mignon ? Ce quartier est apprécié des Parisiens car il ressemble à une petite ville ancienne avec ses rues pavées, ses maisons, ses restaurants et (parfois) ses bars bon marché. Jusqu’en 1860, il appartenait à Gentilly, tout comme le quartier du Moulin des Prés que vous avez traversé il y a quelques minutes.

Vous ne verrez pas les rues les plus importantes du quartier en suivant ce circuit, mais vous pouvez bien sûr vous promener un peu ! Si vous le faites, cherchez ces rues : rue de la Butte-aux-Cailles, rue des Cinq-Diamants.

Continuez dans la rue Vergniaud, vers le nord

A la moitié de la rue, ne manquez pas la rue Daviel, perpendiculaire à la rue Vergniaud. C’est une rue où vous verrez une partie de ce qu’on appelle la « Petite Alsace« , un ensemble de maisons à pans de bois bleu clair. En temps normal, vous ne pouvez pas entrer dans la cour mais si vous avez de la chance, vous rencontrerez peut-être un habitant qui vous laissera entrer.

Au croisement de la rue Daviel et de la rue Vergniaud, il y a un temple antoniste. Regardez-le bien, car il n’y a que 32 églises du nouveau culte en France (il a été fondé en 1910), et seulement 2 autres à Paris.

Cherchez les graffitis de Miss Tic. Cette artiste décore les rues de Paris et surtout le 13e arrondissement avec ses tableaux et ses jeux de mots peints en noir et rouge au pochoir.

Histoire de la bièvre

Traversez le boulevard Auguste Blanqui à côté du siège du journal Le Monde.

Regardez la belle façade de l’immeuble : elle montre un dessin géant de Plantu, le célèbre caricaturiste du journal.

Prenez le boulevard Auguste Blanqui en direction de l’Est, et tournez à gauche dans la rue de Croulebarbe.

Les Gobelins

Rue de Croulebarbe

Vous êtes maintenant dans le quartier appelé Les Gobelins. La rue de Croulebarbe suit le cours de la rivière avec une grande précision, comme vous pouvez le voir sur la carte. Vous pouvez vous reposer un moment dans le petit parc du Gall et faire une pause dans la balade. À l’entrée du parc, vous verrez un autre médaillon, où se trouvait le moulin à vent du Croulebarbe.

En longeant le parc sur la gauche, soyez à l’affût d’autres médaillons : il y en a quelques-uns ! Vous arriverez alors à un bâtiment austère appelé « Mobilier National ». Il est temps de faire une pause « historique ».

Mobilier National

Mobilier National Gobelins

C’est dans ce quartier que la célèbre Manufacture des Gobelins a été construite. Ce quartier était habité par des teinturiers, des tanneurs et autres corporations qui ont besoin d’eau en abondance pour leur travail. La tapisserie des Gobelins, fondée en 1667, porte le nom du teinturier Jehan Gobelin qui a vécu sur la Bièvre vers 1447 et a été le patriarche d’une longue succession de teinturiers.

Il est possible de visiter la Manufacture pour admirer les magnifiques tapisseries de l’exposition permanente. La manufacture est toujours en activité aujourd’hui. Le Mobilier National est la société mère des Gobelins et a pour mission de meubler et de restaurer tous les bâtiments officiels de la République française.

La rue Croulebarbe s’appelle désormais rue Berbier du Mets. Continuez dans cette rue.

Vous verrez d’autres graffitis sur le mur devant le Mobilier National. C’est l’une des œuvres des artistes qui se font appeler « Lézarts« , ce groupe d’artistes propose de découvrir la Bièvre chaque année lors d’une journée « portes ouvertes ».

Dans la rue, il y a ce curieux bâtiment rond : il fait partie de la chapelle des Gobelins située derrière ces murs.

Dame Blanche

Faites un petit détour dans la rue Gustave Geoffroy sur la droite.

Dans cette rue, regardez le bâtiment sur votre gauche : il s’appelle l’îlot de la Dame Blanche. Vous y découvrirez un petit groupe de logements qui comptent parmi les plus anciens de Paris. L’îlot appartenait à la Manufacture des Gobelins. La légende raconte que Blanche, la fille du roi Louis IX (Saint-Louis 1226 -1270) a fait construire cette maison et y a vécu.

Revenez à la rue Berbier du Mets en prenant la rue des Gobelins sur votre gauche. Puis traversez le boulevard Arago.

Regardez la belle façade du temple de Port-Royal, située sur le boulevard.

Descendez le boulevard Arago vers l’ouest, prenez la rue Pascal à droite, traversez le boulevard de Port-Royal, prenez de nouveau la rue Pascal, puis la rue de Valence, à droite.

Vous arrivez au croisement du boulevard des Gobelins avec les rues Monge, Claude Bernard et la rue du Fer à Moulin.

Un autre médaillon est scellé dans le passage de l’avenue des Gobelins, où se trouvait autrefois le moulin à vent Saint-Marcel.

Traversez la place et prenez la rue du Fer à Moulin.

Fer à Moulin signifie « Moulin à vent en acier » : vous êtes sur le bon chemin ! Au carrefour de la rue Santeuil, vous trouverez un nouveau médaillon marquant le passage de la Bièvre.

La Bièvre coule ici sous les immeubles modernes. Vous ne pouvez suivre que les rues les plus proches et non la courbe exacte du fleuve.

Grande Mosquée de Paris

Continuez jusqu’à la rue Geoffroy Saint-Hilaire et prenez cette rue sur votre gauche.

Si vous continuez à suivre cette rue, vous découvrirez la Grande Mosquée de Paris. C’est la plus grande mosquée de la ville, et aussi la première construite en France puisqu’elle a été inaugurée en 1926.

Vous pouvez y manger quelque chose, prendre un thé ou même vous détendre dans le hammam de la mosquée, ou mieux encore, faire un tour dans les jardins. Ils sont ouverts au public.

Désormais, vous ne pouvez plus suivre le cours exact de la Bièvre, qui coule à nouveau sous les habitations modernes. Le dernier méandre de la rivière suit la rue Nicolas Houël, qui est aujourd’hui une impasse, et se termine sur le boulevard de l’Hôpital.

Vous pouvez suivre la rue Buffon qui mène enfin à la Seine. Mais je vous propose de terminer votre promenade dans le Jardin des Plantes, qui est magnifique

Entrez dans le jardin par la porte qui se trouve devant la mosquée, rue Geoffroy Saint-Hilaire.

Le Jardin des Plantes

Jardin des plantes

Le Jardin a été ouvert en 1640 ! Vous y découvrirez un zoo particulièrement ancien, créé en 1793. Une anecdote à ne pas raconter aux végétariens : pendant la Commune de Paris (la ville était assiégée et les gens mouraient de faim), les Parisiens mangèrent les animaux…

Dans le jardin, il y a aussi une colline avec un labyrinthe à explorer, un jardin botanique et le Musée d’Histoire Naturelle L’entrée du jardin est gratuite, alors n’hésitez pas !

Fin de la promenade

Le fleuve se jette dans la Seine sous un pont de métro entre les deux gares ferroviaires de Gare d’Austerlitz et de Gare de Lyon et se jette aujourd’hui dans le système de drainage.

Vous pouvez prendre le métro à la Gare d’Austerlitz, la visite est terminée. J’espère que vous avez aimé !


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